« Rota sum: semper, quoquo me verto, stat Virtus. »

sinon l’esprit de l’artiste pénétrant la matière séparée? Qu’est-ce que l’oeuvre de la Nature sinon l’esprit de la nature intrinsèque à la matière elle-même (…). Hésiteras-tu donc à admettres des précises raisons dans la nature? De même que l’art humain, qui oeuvre du dehors, produit selon des raisons contingentes, l’art naturel qui exprime et engendre des formes substantielles au sein de la matière, oeuvre au moyen de raisons essentielles et éternelles. »

Marsile Ficin

« (…) je ne cherchais que mon repos et mon agrément et préférais, je l’ai déjà dit, suivre les lettres comme plus flottantes et légères. La vue d’une figure de géométrie, loin d’éveiller ma curiosité, m’engourdissait de tristesse et offensait ma sensualité puérile. (…) Fréquenter ce monde triste, sec, anguleux, hérissé, tandis qu’il y a, du moins dans les classes de lettres, des formes et des couleurs, et qu’on y devine, par moments, des faunes, des nymphes, des bergers, qu’on y entrevoit les arbres chers aux poètes et l’ombre qui, le soir, tombe des montagnes, comment montrer un si farouche courage? »

Anatole France, La Vie en fleur

« Il y en a toujours un des deux qui aime plus que l’autre ou, du moins, qui aime le premier; c’était elle; je le dis aujourd’hui sans vanité, parce que cela fut.
Et parce qu’ensuite ce fut le contraire.
Ce chassé-croisé a été mon drame. »

Paul Morand

Hécate et ses chiens

« Rapian gli amici una favilla al Sole
a illuminar la sotterranea notte
perché gli occhi dell’uom cercan morendo
il Sole; e tutti l’ultimo sospiro
mandano i petti alla fuggente luce. « 

« Pour diriger les courants de la lumière mobile, il faut être fixé dans une lumière immobile.
Pour commander aux éléments, il faut avoir dompté leurs ouragans, leurs foudres, leurs abîmes et leurs tempêtes.
Il faut SAVOIR pour OSER.
Il faut OSER pour VOULOIR.
Il faut VOULOIR pour avoir l’Empire.
Et pour régner il faut SE TAIRE. »

Eliphas Lévi

« Lo naturale è sempre sanza errore,
ma l’altro puote errar per malo obietto,
o per troppo o per poco di vigore. »

Dante

XVII Purg., 94-96

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